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Plus d'infos sur le film / projection à 22H00 :

COONSKIN et l’univers de Ralph BAKSHI

Le souffle polémique soulevé par la sortie de Fritz The Cat, n’aura été qu’un feu de paille en regard du tollé suscité par COONSKIN. Une sorte de Roger Rabbit à la sauce blaxploitation dans lequel on retrouve notamment barry white ou encore Scatman Crothers qui interprète le superbe « Ah’m a Nigger Man » en introduction (la bande son, composé par le batteur Chico Hamilton, n’a jamais été éditée)
Le propos de COONSKIN est complexe. Bakshi exacerbe les préjugés racistes véhiculés dans les productions hollywoodiennes afin d’en dévoiler la perfidie et, éventuellement, d’en désamorcer la portée. Une tentative louable qui a suscité de nombreux problèmes d’interprétation. Dés l’avant première à New York, des militants appellent à la censure et le film se fera globalement descendre par les critiques. Une situation délicate qui poussera Paramount à renoncer à distribuer le film.

COONSKIN constitue avant tout un manifeste visuel de la culture afro-américaine qui tente de rendre apparents l’ensemble des styles narratifs qui peuvent lui être associés. Certaines séquences réincarnent des personnages de Krazy Kat. Une manière pour Bakshi de rendre hommage à Georges Herriman pour lequel il voue une profonde admiration.
Avec une esthétique résolument funky et leurs discours provocateurs, les productions de Bakshi tranchent avec les univers complaisants, les histoires indolentes et les personnages conformistes.

- Extrait du dossier Cartoon & Hip Hop /VIBRATIONS 2008/ texte Joël Vacheron