Elise Ouvrier-Buffet

Accueillie en résidence du 26 au 31 mars 2018 pour la création du spectacle Poisse

Clown de son état, elle a été formée à l’humour physique  et aux faux combats par Albert Goldberg. C’est-à-dire, ce qu’on fait de mieux en France ! En amont, très tôt et très longtemps, elle a pratiqué le judo et la danse tout en touchant-à-tout et presque n’importe quoi, tout ça pour découvrir au final la comédie accidentogène et la science de la catastrophysique.

En dehors de la scène, de la caméra, de la rue et de l’hôpital, elle enseigne à l’Académie de Théâtre de Shanghai, Le Rire Médecin, Le Daki Ling, Le Samovar et Le Théâtre de l’Unité et d’accompagner les créations de compagnies de rue, de cirque et de théâtre en tant que metteur en scène et coach.

eliseob.wixsite.com

POISSE

Présentation

Elle les mange les six balles et ses peaux de seins ! Elle mélange les syllabes et ses pinceaux !!!
Pour cela d’ailleurs, elle compulse des ferapeuthes depuis un tas d’années. Plus précifiquement, un orthodontiste et un psychopathe pour chien ! Heu, non ! Un orthofumiste et un tchico mort chilien ! Heu, non plus !!!

Bref, elle va boire quelqu’un pour la rapole, la râpe à Paul, la parabole, pour la parole, et le vouvoiement, le tout me vend, le vous me ment, … le mouvement ! Oui mais c’est cher, du coup, elle n’y va pas !
Alors pour se soigner, elle est devenue démonstratrice d’objets révolutionnaires. Il est certain que ce métier demande une sacrée stérilité et d’être un vrai bourrin à pétrole. Heu… Une sacrée dexterité et d’être un vrai moulin à parole mais soigner le mal par le mal, c’est tout ce qu’elle sait taire ! Sa vie n’est pas un fond de preuve fragile mais juste une question de saccades et fourre tout de claques ! Sa vie n’est pas un long fleuve tranquille mais une succession de cascades et surtout de flaques !

Notre d’intention

En référence aux films muets que j’affectionne tout particulièrement, l’écriture de ce spectacle sera basée sur une succession de péripéties qui déclencheront invariablement un cataclysme visuel volontairement absurde. Le personnage, dans une urgence de (sur)vie émotionnelle et corporelle quasi permanente, se débattra avec candeur face aux objets qui, partenaires de chocs, seront rois.

Lors de la création, il s’agira de travailler l’inutile en faisant, entre autre, le choix de toujours prendre le chemin le plus laborieux et le plus catastrophique pour me rendre d’un point à un autre.

« L’effet papillon » sera un super-objectif à atteindre pour chaque situation, le texte sera composé principalement d’onomatopées ne dépassant pas 4 lettres et le mot d’ordre sera « Pour avoir la banane, marchons dessus ! ».

Ce spectacle sera pour moi une façon de jouer avec la condition humaine confrontée à la gravité, dans tous les sens du terme. Une façon aussi de mettre en lumière l’universalité de l’échec, de glorifier la gaucherie et d’ouvrir la porte (dans la figure s’il vous plaît !) sur un royaume utopique du désordre.

De et avec : Elise Ouvrier-Buffet