Compagnie La Chouing

Accueillie en résidence du 13 au 18 novembre 2017 pour la création du spectacle Néant Bang Bang !

Depuis la création de la compagnie en 2007, j’essaie de raconter sur un ton absurde et décalé, des histoires d’hommes défaits, reclus qui tentent de survivre avec leurs vieux démons. L’enfance, la solitude, la misère sexuelle, la mort sont mes thèmes de prédilection. Toujours sur un fil, l’écriture oscille entre tragédie, comédie, trash et poésie. Cet équilibre instable est vital pour moi, il me permet de ne pas m’enfermer dans un registre précis. Cette notion de fragilité m’anime en tant qu’artiste, m’obligeant à aller puiser dans les confrontations de sentiments, de pensées, les chaos intimes. » Alain Bourderon

Créations : Plume (2007), Cendres (2009), Ainsi soit-il ! (2012), H.S. (2014)

HANS PETER NEANT BANG BANG !

Présentation

Deux êtres se démêlent, s’entremêlent, s’encombrent de souvenirs encombrants. Ils jouent à, ils font pour de faux, la guerre, le mariage, les crêpes du dimanche qui finissent mal (en général), le groupe de rock, la sérial killeuse de poules.
Ils sont clowns, comédiens, musiciens, danseurs, ils se perdent dans des tentatives théâtrales comme on se perd dans l’amour. Hum qu’il a bon goût le néant, Bang Bang! t’es même pas mort!

Notre d’intention

Néant : « concept d’absence absolue, ou de nullité absolue. Il est directement et indissociablement lié à la notion d’existence. » Wikipédia
Bang Bang : « 1-bruit qu’un enfant produit avec la bouche pour simuler l’action de tuer quelqu’un avec un pistolet. 2- bruit que produit le cœur quand on est amoureux.»

Néant Bang Bang sera un spectacle où le comédien tente d’exister en explorant le concept d’amour par l’acte théâtral. Néant Bang Bang sera un spectacle hybride dans lequel nous verrons des moments de danses bancales, des manipulations d’objets sordides, de la musique expérimentale, des conférences absurdes et bien d’autres tentatives théâtrales, toutes vouées à l’échec (ou du moins à l’angoisse de l’échec); où le sentiment d’impuissance ravage tout face à l’immensité de ce rien qu’est la vie, le corps humain, le « je ».
L’absence absolue qui met en branle notre existence, cette tragédie propre à chacun qui fait de nous une immensité, un univers si magnifique, qui donne envie d’aimer.
« L’homme est jeté dans la pleine responsabilité envers soi-même. L’être de l’homme consiste donc dans la liberté car il ne peut absolument pas échapper au devoir de se réaliser soi-même, c’est à dire de faire de soi ce qu’il est; il est condamné à être libre. Condamné car il n’a pas choisi lui-même de vivre, mais il est libre malgré tout, car une fois jeté dans le monde à sa naissance, il est responsable de tout ce qu’il fait. Cette liberté apporte à l’homme l’angoisse devant la tâche de réaliser sa vie. »
Néant Bang Bang parlera de ce qui fait mal du bien, des traces, des repères, des stigmates, des pocs sur le ciment, des bang bang de jeux d’enfants, des souvenirs tueurs, du temps assassin, de l’oubli et encore de l’oubli.
Néant Bang Bang parlera de rien, du néant, de fusion, du deux, du seul, du deux esseulé, de danse, de la vie chantée, de troubles psychiatriques avec des œufs et de la farine, de sexe, de vagues, de terrain vague, de vague à l’âme, de vertige, de chaos, de flou, de vide, d’univers. En un mot Néant Bang Bang parlera d’Amour.

Écriture et mise en scène : Alain Bourderon
Accompagnement à la mise en scène : Juliette Marre
Interprétation : Alain Bourderon et Pauline Huau