Christian Tétard

Accueilli en résidence du 2 au 7 octobre 2017 pour la fin de la création du spectacle Hans Peter

Médaille d’or du conservatoire de Rouen de violon et musique de chambre en 1989, il obtient son diplôme d’état d’enseignement en 1993. Il se produit au sein des orchestres de Radio France et de l’Opéra de Paris et enseigne le violon dans différentes écoles de musique. Parallèlement, il suit une formation de clown au Samovar. Depuis 2005, il y enseigne la musique et le clown. En novembre 2007, il crée le duo de clown « Les CracKés » avec Elise Ouvrier-Buffet et rejoint ensuite la Cie N°8 en 2009.

Créations : Cie Les Crackés : Montagnards (2007), Cie N°8 : HomoSapiensBurocraticus (2009), Monstre(s) d’Humanité (2012), Cocktail Party (2015), Garden Party (2015), Royal Bunker Safari Club (2016)

HANS PETER : NOTE D’INTENTION

Pour servir au plus près l’œuvre d’un compositeur, le musicien doit s’atteler durant des années, des heures par jour, à un travail minutieux, afin de lui permettre d’acquérir la parfaite maîtrise de son instrument et d’interpréter divinement l’oeuvre. Tel un sacerdoce, il lui faudra toute une vie de discipline pour honorer cet engagement. Souvent au prix d’une jeunesse sacrfiée derrière son pupitre, ses gammes, dans la solitude.

Comme un ascète indien pratiquant le yoga, décidé à tout renoncement. Cette nouvelle création est pour moi l’occasion de traiter la face cachée de cet homme. Quels sacrifices et abnégations lui a-t-il fallut afin d’obtenir la sonorité pure d’un violon ou le toucher céleste d’un piano ? Quelle fragilité, quelles failles se cachent derrière cet athlète de la musique ? Quel grain de sable pourrait déstabiliser cette puissante machine à concert ? Effriter cette maîtrise ?

Il est prouvé qu’une audition musicale peut déterminer un changement de l’état affectif existant ou le renforcer. Ce qui m’intéresse, c’est traiter du pouvoir des sons, du rythme, de la mélodie sur le métabolisme et le psychisme de l’homme. Et cette fois ci non pas sur l’auditoire mais directement sur le musicien lui-même. Il s’agit d’un travail sur les voyages des différents états émotionnels du concertiste dont l’interprétation quelque peu ébranlée, en sera l’exact reflet.